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Une fois n'est pas coutume

Accession au pouvoir d'Etat : doit-on changer de régime politique en Afrique?

9 Août 2017 , Rédigé par Pierre-Ephèse Publié dans #Politique

Accession au pouvoir d'Etat : doit-on changer de régime politique en Afrique?

Comme cela est désormais de coutume, une élection présidentielle en Afrique vire à la violence. Le spectacle hollywoodien mais décevant qui se déroule au Kenya ne surprend finalement personne. 

Toutefois, il suscite un panel d'interrogation:

-Doit-on encore organiser des élections présidentielles dans la plupart des pays africains?

-Pour être plus explicite, doit-on maintenir en l'état le mode d'accession à la magistrature suprême dans nos pays africains?

-Si non, comment comprendre qu'on utilise l'argent du contribuable pour battre campagne et organiser les élections d'une part, et d'autre part, que ce même contribuable prenne son temps pour aller voter, et après on vient tout remettre en cause ?

-Si tant est que la démocratie est "le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, selon la célèbre formule d'Abraham Lincoln, comment comprendre qu'après tous les efforts financiers et physiques dudit peuple, l'élection qui est censée transformer sa vie devient un cauchemar pour lui?

Autant de questions qui conduisent à conclure qu'il faut changer de régime politique en Afrique. Une position confortée par le simple fait que la distinction entre ce qui est une démocratie et ce qui n'en est pas fait débat, et aujourd'hui encore, il n'existe pas de définition communément admise de ce qu'est ou doit être la démocratie.

Certains, comme Jean-Jacques Rousseau, considèrent que la démocratie ne peut être que directe : « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale et la volonté générale ne se représente point. ».

Certains penseurs lui donnent également un sens au-delà du régime politique, et qui est même un pré-requis pour construire un régime politique démocratique : pour John Dewey (1859-1952), philosophe américain, celle-ci est avant tout une manière de vivre.

À noter également la distinction entre la notion de « peuple » et celle plus restrictive de « citoyens » : en effet la citoyenneté n'est pas forcément (et est même rarement) accordée à l'ensemble de la population.

Cette difficile appréhension et compréhension de ce concept de démocratie le rend difficilement applicable dans nos pays africains et est d'ailleurs loin d'être un ferment de concorde et de développement.

Plus spécifiquement, il urge donc de penser à une autre formule, à un autre mode d'accession à la magistrature suprême. Les candidats peuvent par exemple être soumis à différents tests physiques (course de fond, travaux champêtres..) et intellectuels (culture générale type génie en herbe ou question pour un champion). Celui qui cumulera plus de points sera déclarer Président. 

Cela pourrait paraître on ne peut plus ridicule mais ce serait une bonne solution pour économiser en terme de temps, d'argent et de vie humaine pour le développement des infrastructures et l'amélioration des conditions de vie. @+

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