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Une fois n'est pas coutume

Yodé Côcô : « Je dois être décoré maintenant »

24 Avril 2015 , Rédigé par Pierre-Ephèse Publié dans #People

Yodé Côcô réclame une déciration

Yodé Côcô réclame une déciration

Jean Martial Yodé alias Yodé Côcô est l’auteur du tube « les côcô » qui a connu un franc succès dans les années 90. Pionnier de la musique Zouglou, il réclame aujourd’hui la reconnaissance de la nation à travers une décoration.

A l’instar de feu Douk Saga qui revendiquait à cor et à cri une décoration pour avoir créé le Coupé décalé, Yodé Côcô estime également qu’il mérite une médaille pour avoir contribué au positionnement du Zouglou. « Oui, je dois être décoré maintenant de mon vivant. Mais à titre posthume, je ne veux pas de ça. En Côte d’Ivoire, j’étais successivement distingué ‘’Wembélé d’or‘’ de 1993 à 1998. Et c’est à mes côtés que Petit Yodé a appris à chanter. Et comme lui, j’ai formé plusieurs artistes. C’est pourquoi au début, je disais que j’étais un maître dans le zouglou qui est devenu une identité culturelle de la Côte d’Ivoire. Alors, j’attends ma médaille », exige-t-il dans les colonnes de Top Visages.

Certes, aujourd’hui l’on fait référence à Magic Système quand il est question de Zouglou. Mais pour Yodé, tout l’honneur devrait leur revenir, lui et ses amis précurseurs dont l’immense talent a été desservi par l’amateurisme qui régnait dans le show-biz ivoirien. « Je n’ignore pas les différents disques d’or de Magic System. C’est parce qu’à notre époque, la machine du show-biz ivoirien n’était pas aussi développée, pour vendre mon talent sur la scène internationale. Sinon, on serait allé plus loin. Aujourd’hui, quand le groupe Magic System est en spectacle en Europe, leur public est composé en majorité de Blancs. Autrement dit à part eux, quel autre artiste a réussi cette percée ? Mais pour que ce groupe arrive à vendre cette musique, on parle des ‘’Doyas’’ composés d’Alan Bill, Poignon, et moi », explique-t-il. Et de regretter : « Malheureusement, on n’a jamais été convoqué pour une cérémonie de décoration ? Afin de recevoir notre médaille. Pour avoir été les précurseurs de la musique zouglou, qui est exportée dans le monde, par A’salfo et ses amis. »

"Des amis me trouvent des prestations"

Improductif depuis plus d'une décennie et sans réelle activité, Yodé Côcô survit grâce à de bonnes volontés. « Il y a des promoteurs de spectacles avec qui j’ai gardé de très bons rapports, qui me trouvent des prestations. Donc, c’est ce qui me fait vivre. Vous savez, je fais partie de ceux qui ont révolutionné le zouglou en 1993, après Poignon, Bilé Didier. Pour plusieurs artistes zouglou, je suis le maître et ils sont fiers de me présenter comme leur guide dans ce milieu. C’est pourquoi, je suis sollicité pour être le parrain artistique de nombreuses soirées », confie-t-il.

Cette manière de gagner sa vie ne dérange en rien l’artiste du moment où cela lui permet de joindre les deux bouts. « Bon, ce sont mes amis de tous les jours depuis belle lurette. Ils me font tourner. Et c’est ce qui me permet de m’occuper de mes charges et subvenir aux besoins de ma famille. Moi, je me sens bien aussi, je n’en veux à personne. Sinon, si on veut rentrer dans les détails, toute la Côte d’Ivoire me doit », indique-t-il.

Pour rappel, Yodé Côcô, compte à son actif six albums dont deux tubes. Absent de la scène musicale depuis 2004, le père de cinq enfants s’apprête a effectué son grand retour avec un opus intitulé « Je suis là ».

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